Transfert de Hohmann : Δv, durée et fenêtre de départ
Les deux impulsions d’un transfert entre orbites circulaires, le Δv total, la durée, l’angle de phase au départ, et le seuil du détour bi-elliptique.
Transfert
le plan et le profil de vitesseLa lecture parcourt le transfert entier en dix secondes d’écran, soit 25,8866 j de vol par seconde.
- Ellipse de transfert
- a = (r₁ + r₂)/2 = 1,8877 × 10⁸ km ; e = |r₂ − r₁|/(r₁ + r₂) = 0,20751
- Première impulsion
- Δv₁ = |v(r₁) − v₁| = |32,729 − 29,785| = 2,9447 km/s
- Seconde impulsion
- Δv₂ = |v₂ − v(r₂)| = |24,129 − 21,48| = 2,6489 km/s
- Durée
- t = T/2 = π √(a³/μ) = 258,87 j
- Fenêtre
- α = π − ω₂ t = 44,344°, avec ω₂ = √(μ/r₂³)
Résultat
calcul continu- Demi-grand axeat
- 1,88769 × 10⁸ km
- Excentricitéet
- 0,207 506
- Durée du voltvol
- 258,866 j
- Angle de phaseα
- 44,3442°
- Période synodiqueTsyn
- 779,949 j (2,13539 an)
- Période de départT1
- 365,257 j
- Période d’arrivéeT2
- 686,971 j
la cible doit être 44,3442° en avance sur le point de départ à la première impulsion
- Coût du détourΔvb
- 19,9667 km/s
- Écart à HohmannΔvb − Δv
- +14,3731 km/s
- Allongementtb / tvol
- × 32,7172
- Rapport des rayonsR
- 1,52368
- Seuil du détourRseuil
- 11,9388
- Apoastre critiquercrit
- —
Ce détour coûte plus que Hohmann : sous le seuil, aucun apoastre ne fait mieux.
aucun : sous le seuil de 11,9388, aucun apoastre jusqu’à 1 × 10¹² fois le petit rayon ne fait gagner le détour
Calcul, hypothèses et sources
Provisoire · Modèle physique · 4 sources citées · relu le 26 août 2026
PrésentationDeux rayons d’orbite circulaire et la masse du corps central donnent l’ellipse de Hohmann tangente aux deux orbites, ses deux impulsions, le Δv total, la durée du vol, l’angle de phase au départ et la période synodique.
Deux rayons d’orbite circulaire et la masse du corps central donnent l’ellipse de Hohmann tangente aux deux orbites, ses deux impulsions, le Δv total, la durée du vol, l’angle de phase au départ et la période synodique. Un second mode compare ce coût à celui du détour bi-elliptique à trois impulsions : au-delà d’un certain rapport des rayons, un détour assez lointain coûte moins, pour un voyage bien plus long.
Méthode & formulesv_circ(r) = √(μ/r), avec μ = G M
L’ellipse de transfert touche l’orbite de départ et l’orbite d’arrivée à ses deux apsides ; les vitesses de transfert en ces deux points sortent de la vis-viva.
- Δv
- la somme des changements de vitesse des manœuvres, en mètres par seconde, indépendante du moteur employé.
- Impulsion
- un changement de vitesse supposé instantané, donné en un point de l’orbite.
- Impulsion tangente
- une impulsion colinéaire à la vitesse, qui n’en change que la norme. Les deux impulsions de Hohmann sont tangentes, l’ellipse touchant chaque cercle à une apside.
- Angle de phase
- l’angle entre le point de départ et la cible au moment de la première impulsion.
- Période synodique
- l’intervalle entre deux configurations identiques des deux orbites, donc entre deux fenêtres de départ : T_syn = 1/|1/T₁ − 1/T₂|.
- Transfert bi-elliptique
- un transfert à trois impulsions : une ellipse monte jusqu’à un apoastre lointain, une seconde redescend jusqu’à l’orbite visée, la troisième impulsion circularise.
HypothèsesLes deux orbites sont circulaires et coplanaires.
- Les deux orbites sont circulaires et coplanaires. Une excentricité ferait dépendre le coût du lieu de la manœuvre ; une inclinaison ajouterait un changement de plan, parfois plus coûteux que le transfert.
- Les manœuvres sont impulsionnelles : la poussée est instantanée. Une poussée réelle s’étale sur un arc et coûte davantage que le Δv de ce modèle.
- La masse d’ergol n’est pas calculée ; elle se déduit du Δv par l’équation de Tsiolkovski et la vitesse d’éjection du moteur.
- Problème à deux corps pur : aucune perturbation d’aplatissement, aucun troisième corps, aucune atmosphère, aucune sphère d’influence. Une injection interplanétaire depuis une orbite de parking n’est pas modélisée.
- L’angle de phase et la période synodique sont ceux du modèle circulaire. Sur des orbites réelles, une date de lancement tirée de ces valeurs serait fausse de plusieurs semaines.
- Le seuil bi-elliptique est résolu par bissection, avec une tolérance de 10⁻¹² sur le rapport des rayons. L’apoastre critique est cherché par bissection géométrique jusqu’à 10¹² fois le petit rayon ; au-delà, il est déclaré introuvable.
Domaine de validité2 limites de validité ; le calcul refuse les valeurs hors de 2 d’entre elles
r2 ≥ 0modèle · refus
Les deux rayons sont strictement positifs, mesurés depuis le centre du corps central, et différents l’un de l’autre.
À la place · Pour une descente, saisissez un rayon d’arrivée plus petit que celui de départ : le Δv total est le même dans les deux sens.
rb ≥ 0modèle · refus
L’apoastre du détour bi-elliptique est au moins égal au plus grand des deux rayons saisis.
À la place · L’égalité avec le plus grand rayon est admise ; le détour est alors un transfert de Hohmann, au même coût.
L’ellipse de HohmannParmi les ellipses qui relient les deux cercles, celle de Hohmann, seule tangente aux deux, est la moins énergique.
Parmi les ellipses qui relient les deux cercles, celle de Hohmann, seule tangente aux deux, est la moins énergique. C’est le moins cher des transferts à deux impulsions entre orbites circulaires coplanaires, pas le plus rapide. Une ellipse plus tendue coupe les cercles, arrive plus tôt et coûte plus. Le profil de vitesse va d’une vitesse circulaire à l’autre ; ses deux sauts sont les deux impulsions.
Le seuil du détour bi-elliptiqueAu-delà d’un certain rapport de rayons, un transfert à trois impulsions par un apoastre très lointain coûte moins que Hohmann, parce qu’une impulsion coûte moins là où le véhicule est lent.
Au-delà d’un certain rapport de rayons, un transfert à trois impulsions par un apoastre très lointain coûte moins que Hohmann, parce qu’une impulsion coûte moins là où le véhicule est lent. Le détour par un apoastre infini coûte (√2 − 1)(1 + 1/√R) fois la vitesse circulaire de départ ; cette borne croise le coût de Hohmann à R = 11,938 765. En dessous, aucun détour ne bat Hohmann. Au-dessus, le détour gagne si son apoastre dépasse une valeur critique, qui diverge près du seuil : 816 fois le petit rayon à R = 12, 48,9 à 13. Au-delà de R ≈ 15,58, tout apoastre convient.
Exemple : deux orbites idéalisées à 1 et 1,523 679 unité astronomiqueLe formulaire propose le GM solaire nominal (IAU 2015 B3) divisé par G (CODATA 2018), un rayon de départ de 1 au et un rayon d’arrivée de 1,523 679 au, demi-grand axe de Mars (table de Standish, JPL, éléments képlériens approchés 1800-2050).
Le formulaire propose le GM solaire nominal (IAU 2015 B3) divisé par G (CODATA 2018), un rayon de départ de 1 au et un rayon d’arrivée de 1,523 679 au, demi-grand axe de Mars (table de Standish, JPL, éléments képlériens approchés 1800-2050). Le modèle donne une première impulsion de 2,944 7 km/s, une seconde de 2,648 9 km/s, soit 5,593 6 km/s au total, un vol de 258,87 j, un angle de phase de 44,34° et une période synodique de 779,95 j (2,135 ans). Le détour par défaut, à 15 au, coûte 19,97 km/s pour un voyage 32,7 fois plus long ; à un rapport de rayons de 1,52, sous le seuil, il ne peut pas battre Hohmann.
SourcesHohmann, W. · Sternfeld, A. · International Astronomical Union + 1 autre
Hohmann, W., Die Erreichbarkeit der Himmelskoerper, 1925.
Sternfeld, A., Sur les trajectoires permettant d’approcher d’un corps attractif central à partir d’une orbite keplerienne donnée, 1934.
International Astronomical Union, Resolution B3 on recommended nominal conversion constants, 2015.
Standish, E. M. (Jet Propulsion Laboratory), Keplerian elements for approximate positions of the major planets, 1800-2050.
Validation scientifiqueProvisoire, relu le 26 août 2026
Provisoire · Les sources et hypothèses sont indiquées ; la revue documentaire est incomplète.
Modèle physique. Le résultat suit le nombre de chiffres significatifs de l'entrée la moins précise.
Journal des révisions
Création de l’outil : transfert de Hohmann entre deux orbites circulaires coplanaires (impulsions, Δv total, durée), fenêtre de départ (angle de phase, période synodique) et comparaison au transfert bi-elliptique à trois impulsions (seuil de rapport de rayons 11,938 765 47, apoastre critique).
Premier résultat publié de l’outil, sans valeur antérieure à comparer. Valeurs de contrôle calculées indépendamment pour l’exemple (1 au et 1,523 679 au, GM solaire nominal divisé par G) : Δv₁ = 2 944,689 3 m/s, Δv₂ = 2 648,895 2 m/s, total 5 593,584 5 m/s, durée 258,865 8 j, angle de phase 44,344 2°, période synodique 779,949 4 j.